Communiqué des Verts sur l'Eco-navigation
Par Pierre-Gildas le jeudi 21 février 2008, 12:27 - Programme - Lien permanent
Evidemment soucieuse d'écologie en mer comme à terre la commission tient d'abord à se réjouir de la prise de conscience que cherche à susciter ces journées de réflexion.
Les nombreux sujets abordés lui semblent très pertinents et certains lui tiennent même très à cœur, comme les questions d'énergie, la co-utilisation du territoire, la gestion des sédiments des ports, les matériaux utilisés et leur toxicité, etc.
La commission Mer et Littoral des Verts souhaite apporter sa contribution à cet ensemble de réflexions sur l'éco-navigation. Ainsi, les Verts souhaitent une réflexion sur l'impact global de la plaisance dans l'aménagement du littoral.
Par exemple, s'il est bon de se poser la question de la bonne déconstruction des bateaux, il importe aussi en amont de se poser la question du nombre nécessaire de bateaux et d'emplacements portuaires, afin de stopper le bétonnage accéléré de nos côtes qui connaît aujourd'hui une nouvelle phase d'accélération. Les Verts entendent par exemple poser la question des bateaux ventouses, préconiser la mise en place de solutions alternatives pour l'accueil des bateaux (à terre notamment) et promouvoir la co-navigation comme un des piliers de l'éco-navigation : co-propriété, co-location, stages en centres de voile, etc, d'autant que cela est également un élément de démocratisation de la plaisance, et que, face à l'inflation des prix des places portuaires, la question de la démocratisation doit aussi être posée : la plaisance doit rester accessible à tous.
D'autres sujets méritent aussi réflexion tels que l'impact de la pêche des plaisanciers ou l'impact de la part croissante des bateaux à moteur sur la capacité des écosystèmes côtiers (rias, baies) à digérer cet afflux de pollution d'hydrocarbures.
D'une manière plus générale, Les Verts rappellent le besoin de concertation et de perspective claire dans la co-gestion des écosystèmes côtiers par les différents usagers et souhaitent l'instauration de schémas de mise en valeur de la mer dans les zones les plus fréquentées.