1) Un homme du terroir, qui connait depuis longtemps les problèmes du pays d'Auray.

Habitant Saint-Philibert puis Locmariaquer depuis des années, après une enfance centrée sur Carnac, je suis directeur de recherche en biologie marine et aménagement du littoral au laboratoire Ifremer (Institut Français pour la Recherche et l'Exploitation de la Mer) de la Trinité /mer.

Dans les années 1980, chef du laboratoire Environnement d'Ifremer, et membre du Conseil Départemental d'Hygiène, j'ai régulièrement aidé les ostréiculteurs mais aussi les associations locales, à se battre pour la qualité des eaux littorales et contre l'urbanisation anarchique, les stations d'épuration au rabais et les porcheries sans réel plan d'épandage.

Puis j'ai participé à des programmes de développement très concrets, avec les pêcheurs artisans de Bretagne (semis de jeunes coquilles saint-Jacques) et avec les ostréiculteurs (déterminisme des mortalités d'huîtres).

Aujourd'hui, à 53 ans, marié et père de 3 enfants, je connais très bien les problèmes du pays d'Auray, à commencer par l'incinérateur, l'urbanisation galopante, l'exode des jeunes vers l'arrière-pays, les crises de nos activités traditionnelles : pêche, ostréiculture, agriculture, petit commerce.


2) Un écologiste militant et pragmatique

Au dernier scrutin sur le canton d'Auray (2001), avec le seul soutien des Verts, les électeurs m'avaient placé en 2e place avec 14,5 % des voix. J'avais même raté de peu le second tour puisque le candidat de droite n'avait dépassé les 50% que de 88 voix. Je ne doute pas que toute la gauche m'aurait alors soutenu au 2e tour.

Le bon résultat de 2001 n'est pas le fruit du hasard mais celui d'une longue présence militante sur le pays d'Auray. Militant politique, au PSU puis aux Verts, je suis engagé depuis 30 ans dans des dossiers et des réalisations concrètes.

En 1986, conseiller municipal à Ploemeur, j'ai démissionné pour ne pas cautionner un projet de golf qui n'était qu'un prétexte à un projet de lotissement sur le rivage (on a connu la même chose ensuite à Baden !).

En 1988, je m'étais déjà présenté à l'élection cantonale d'Auray pour contrer le Front National qui voulait rallier les voix écologistes. J'avais obtenu 8 % et la 3e place, ... devant le FN.

Militant écologiste, j'ai participé à l'élaboration du Plan Alter Breton avec le PSU-Bretagne contre le nucléaire à Erdeven ou ailleurs, et pour une indépendance énergétique de la Bretagne en énergies renouvelables. Plus récemment (2004) avec les Verts, j'ai organisé un débat contradictoire sur les potentialités des éoliennes en pays d'Auray.

Avec les Verts et diverses associations, je propose la qualité de la vie : la qualité de l'air (opposition aux incinérateurs depuis des années, notamment à notre vieille poubelle de Plouharnel), la qualité de l'eau (abandon des pesticides) et la qualité des paysages (contrôle des panneaux publicitaires sur les routes).

En 1999, avec 32 familles alréennes et 4 associations locales, nous avons créé la coop bio d'Auray (dont j'ai été le président fondateur).

Militant culturel breton, je soutiens Menhirs Libres et Diwan depuis toujours (j'ai notamment participé à la création de Diwan Lorient et de Diwan Auray). Je suis un fervent défenseur de la réunification de la Bretagne.

Militant altermondialiste, je suis membre de "Pêche et Développement", depuis de longues années là aussi, association qui soutient les pêcheurs artisans du monde entier. Et suite au tsunami de décembre 2004, j'ai choisi de partir travailler un an en Indonésie avec une ONG (et un salaire divisé par deux) sur la reconstruction et le développement de la pêche artisanale détruite par le tsunami.


3) En bref, quelqu'un qui parlera haut et fort de l'écologie au CG du Morbihan

Je suis donc un homme du terroir qui, écoeuré du saccage de nos marais ou de nos paysages comme de notre économie littorale, est devenu un écologiste militant et pragmatique, s'engageant dans des réalisations concrètes.

Je crois toujours fortement aux initiatives de terrain des associations et collectifs citoyens, mais il est grand temps aussi de démultiplier ces actions par une réelle influence parmi les décideurs. L'écologie semble enfin reconnue, mais méfions nous : il y a loin des discours aux actes : l'écologie ne se fera pas sans un minimum d'écologistes parmi les décideurs.